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Une petite citation purgative pour la route !
L'amour, c'est l'infini à la portée des caniches. (Voyage au bout de la nuit, 1932)
"La Patrie brûlait sourdement dans quelques cerveaux hardis...UN DRAPEAU DE FUMEE MARQUAIT NOTRE CHEMIN" Ernst von Salomon

LE SANG DU PAUVRE
« Le sang du pauvre, c’est l’argent. »
« Il est intolérable à la raison qu’un homme naisse gorgé de biens et qu’un autre naisse au fond d’un trou à fumier. Le Verbe de Dieu est venu dans une étable, en haine du Monde, les enfants le savent, et tous les sophismes des démons ne changeront rien à ce mystère que la joie du riche a pour substance la douleur du pauvre. Quand on ne comprend pas cela, on est sot pour le temps et pour l’éternité ! »
« Nulla discreto inter cadavera mortuorum nisi forte quod gravius foetent divitum corpora, luxuria distenta. »
[Nulle différence entre les corps des morts sinon, peut-être, que ceux des riches sentent plus mauvais, gonflés qu’ils sont de leurs excès.] Saint Ambroise.
Extrait du livre:
La croix de misère
"Le sang du pauvre", Léon Bloy, chap. 2
La Pauvreté groupe les hommes, la Misère les isole, parce que la pauvreté est de Jésus, la misère du Saint-Esprit.
La Pauvreté est le Relatif, - privation du superflu. La Misère est l'Absolu, - privation du nécessaire.
La Pauvreté est crucifiée, la Misère est la Croix elle-même. Jésus portant la Croix. c'est la Pauvreté portant la Misère. Jésus en croix. c'est la Pauvreté saignant sur la Misère.
Ceux d'entre les riches qui ne sont pas exactement des réprouvés peuvent comprendre la pauvreté, puisqu'ils sont eux-mêmes des pauvres, en un sens; ils ne peuvent pas comprendre la misère. Capables de l'aumône, peut-être, incapables du dépouillement, ils s'attendriront en belle musique, sur Jésus souffrant, mais sa Croix leur fera horreur, la réalité de sa Croix ! II la leur faut toute en lumière et toute en or, somptueuse et légère. agréable à voir sur une belle gorge de femme.
Prêtres élégants, éloignez d'eux le lit d'amour de Jésus-Christ, la croix misérable, infiniment douloureuse, plantée su milieu d'un charnier de criminels, parmi les ordures et les puanteurs, la vraie Croix simplement hideuse, bonnement infâme, atroce, ignominieuse, parricide, matricide, infanticide; la croix du renoncement absolu, de l'abandon et du reniement à jamais de tous ceux, quels qu'ils soient, qui n'en veulent pas; la croix du jeûne exténuant, de l'immolation des sens, du deuil de tout ce qui peut consoler; la croix du feu, de l'huile bouillante, du plomb fondu, de la lapidation, de la noyade, de l'écorchement, de l'écartellement. de l'intercision, de la dévoration par les animaux féroces, de toutes les tortures imaginées par les bâtards des démons... La Croix noire et basse, au centre d'un désert de peur aussi vaste que le monde; non plus lumineuse comme dans les images des enfants, mais accablée sous un ciel sombre que n'éclaire pas même la foudre, l'effrayante croix de la Déréliction du Fils de Dieu, la Croix de Misère!
Si ces maudits se contentaient de n'en pas vouloir! Mais ils prétendent qu'elle n'est pas pour eux, se prévalant de leur argent, qui est le Très-Précieux Sang du Christ, pour y envoyer à leur place le troupeau des pauvres qu'ils ont saignés et désespérés !
Et ils osent parler de charité, prononcer le mot Charité qui est le Nom même de la Troisième Personne divine ! Prostitution des mots à faire peur au diable ! Cette belle daine, qui n'a pas même la loyauté de livrer son corps aux malheureux qu'elle attise, ira, ce soir, montrer tout ce qu'elle pourra de sa blanche viande à sépulcre où frémissent des bijoux pareils à des vers et la faire adorer à des imbéciles, en des fêtes prétendues de charité, à l'occasion de quelque sinistre, pour engraisser un peu plus les requins ou les naufrageurs. La richesse dite chrétienne éjaculant sur la misère !
Dieu souffre tout cela jusqu'à ce soir, qui pourrait être le "Grand Soir", comme disent les nourrissons de l'Anarchie. Cependant il fait jour encore. Il n'est que trois heures, c'est l'heure de l'immolation du Pauvre. Les esclaves des mines et des usines travaillent encore. Des millions de bras agissent péniblement sur toute la terre pour la jouissance de quelques hommes et les millions d'âmes, étouffées par l'angoisse de ce labeur, continuent à ne pas savoir qu'il y a un Dieu pour bénir ceux qui les écrasent : le Dieu des luxures et des élégances. dont "le joug est suave et le fardeau si léger" pour les oppresseurs.
C'est vrai qu'il y a des refuges - l'ivrognerie, la prostitution des corps, le suicide ou la folie. Pourquoi la danse ne continuerait-elle pas ?
Mais il n'y a pas de refuge pour l'Indignation de Dieu. C'est une fille hagarde et pleine de faim à qui toutes les portes sont refusées. une vraie fille du désert que nul ne connaît. Les lions au milieu desquels elle a été enfantée sont morts, tués en trahison par la famine et par la vermine. Elle s'est tordue devant tous les seuils, suppliant qu'on l'hébergeât, et il ne s'est jamais trouvé personne pour avoir pitié de l'Indignation de Dieu.
Elle est belle, pourtant, mais inséductible et infatigable et elle fait si peur que la terre tremble quand elle passe. L'Indignation de Dieu est en guenilles et n'a presque ren pour cacher sa nudité. Elle va pieds nus, elle est toute en sang et, depuis soixante-trois ans, - cela est terrible - elle n'a plus de larmes ! Ses yeux sont des gouffres sombres et sa bouche ne profère plus une parole. Quand elle rencontre un prêtre, elle devient plus pâle et plus silencieuse, car les prêtres la condamnent, la trouvant mal vêtue, excessive et peu charitable. Elle sait si bien que tout est inutile désormais ! Elle a pris quelquefois des petits enfants dans ses bras, les offrant au monde, et le monde a jeté ces innocents dans les ordures en lui disant:
- Tu es trop libre pour me plaire ! J'ai des lois, des gendarmes, des huissiers, des propriétaires ! Tu deviendras une fille soumise et tu paieras ton terme.
- Mon terme est proche et je le paierai fort exactement, a répondu l'Indignation de Dieu.
Léon Bloy, 1909

usage de la faculté de penser et qui vit ou parait vivre sans avoir été sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit, est nécessairement borné dans son langage à un très petit nombre de formules. Le répertoire des locutions patrimoniales qui lui suffisent est extrêmement exigu. Ah ! Si on était assez béni pour lui ravir cet humble trésor, un paradisiaque silence tomberait aussitôt sur notre globe consolé ! Léon Bloy L'invective systématique, maniée sans aucune limite d'objets, constitue d'une certaine façon une expérience radicale du langage : le bonheur de l'invective n'est qu'une variété de ce bonheur d'expression, que Maurice Blanchot ajustement retourné en expression du bonheur. Roland Barthes. Léon Bloy, collectionneur de haines, dans son musée bien rempli, n'a pas exclu la bourgeoisie française. Jorge Luis Borges. Exégèse des Lieux Communs est une couvre
grandiose. Walter Benjamin







le 21 mars, sortie de 300 le film évènement retraçant le combat héroïque du roi Léonidas et de ses 300 valeureux guerriers lors de la bataille des Thermopyles!!!! une bonne occasion pour se replonger dans l'histoire de Sparte la grande et virle citée !!


Sacramentum Caritatis, qui se situe dans ce sillage, entend proposer l'actualisation de certaines vérités essentielles de la doctrine eucharistique, encourager à une célébration liturgique digne, recommander la pratique quotidienne de la vie eucharistique. Le document se présente sous une forme visant à rendre accessibles les vérités de la foi eucharistique tout en abordant des questions actuelles de la célébration. Il veut relancer la réalisation d'un monde plus juste et pacifique où le pain rompu pour tous puisse servir d'exemple à la lutte contre toutes les faims et toutes les pauvretés. L'Exhortation, qui développe le lien étroit entre le mystère eucharistique, l'action liturgique et le nouveau culte spirituel, se divise en trois parties, chacune approfondissant les dimensions de l'Eucharistie : mystère à croire, mystère à célébrer, mystère à vivre. L'enseignement de Benoît XVI montre clairement comment l'action liturgique (mystère à célébrer) est celle qui rend possible la conformation de la vie chrétienne (mystère à vivre) avec la foi (mystère à croire). Mais Benoît XVI souligne aussi toute l'importance de l'art de célébrer dans le cadre d'une participation active et fructueuse.
Voir aussi la bonne analyse su Salon beige : (1) - (2)
L'exhortation est en ligne en français. Quelques extraits :
§35 : "la liturgie, comme du reste la Révélation chrétienne, a un lien intrinsèque avec la beauté : elle est veritatis splendor."
§38 : L'ars celebrandi est la meilleure condition pour une actuosa participatio. L'ars celebrandi découle de l'obéissance fidèle aux normes liturgiques dans leur totalité".
§50 : "nécessité de trouver alors des moyens brefs et incisifs pour rappeler à tous le sens de la communion sacramentelle et les conditions de sa réception".
§52 : "la participation active souhaitée par le Concile doit être comprise en termes plus substantiels, à partir d'une plus grande conscience du mystère qui est célébré et de sa relation avec l'existence quotidienne"
§62 : "je demande que les futurs prêtres, dès le temps du séminaire, soient préparés à comprendre et à célébrer la Messe en latin, ainsi qu'à utiliser des textes latins et à utiliser le chant grégorien".
§65 : "Un signe convaincant que la catéchèse eucharistique est efficace chez les fidèles est certainement la croissance, en eux, du sens du mystère de Dieu présent parmi nous. [...] Je pense, d'une manière générale, à l'importance des gestes et des postures, comme le fait de s'agenouiller pendant les moments centraux de la prière eucharistique."
§93 : "Un Compendium sera publié par les soins des Dicastères compétents; il comprendra [...] tout ce qui pourra se révéler utile pour la compréhension correcte, pour la célébration et pour l'adoration du Sacrement de l'autel."
Le blog de Philippe Maxence en parle bien également :

Dans l'ensemble, la presse européenne dresse un bilan très sévère de Jacques Chirac :
LES SALAUDS !!! NON CONTENTS DE PERMETTRE LE GENOCIDE DE PLUS DE
200 000 ENFANTS PAR AN...ILS S'ATTAQUENT AUX VIEUX, AUX FAIBLES ET AUX HANDICAPES !!!! CETTE REPUBLIQUE NE VAUT RIEN DE PLUS QUE LA DICTATURE SOVIETIQUE OU LE REICH NAZI
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Le manifeste publié par 2134 médecins et soignants a pour but de lancer un "débat" sur l'euthanasie en pleine campagne présidentielle. Comme prévu, certains tombent dans le panneau, que ce soit par idéologie ou par démagogie. On remarquera que la gauche utilise un vocabulaire très nuancé pour dire "tuer" (en gras).
Le président du groupe PS à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault :
"demandera une évaluation de la loi avant de dire 'il faut en faire une autre'. Ces soignants partent d'un constat de la difficulté, même le drame, que certains patients et leurs familles rencontrent face à des maladies totalement incurables et révèlent cette souffrance physique et morale".
Ségolène Royal s'est prononcée pour un "débat" sur l'euthanasie pour "mettre en place une législation qui permette d'apaiser les souffrances les plus intolérables".
La porte-parole de Nicolas Sarkozy Rachida Dati a rappelé que le candidat de l'UMP "a pris une position très personnelle" sur ce "sujet sensible" et "souhaiterait qu'on puisse aller plus loin et qu'on ouvre un débat" :
"Il s'agit de mettre tout le monde autour de la table sur ce sujet, la médecine n'est pas là pour donner la mort. L'urgence, aujourd'hui, c'est que les malades puissent avoir accès aux soins palliatifs dans des conditions satisfaisantes".
Lors d'une réunion de ses comités de soutien à la mi-février, le candidat UMP a fait un pas vers une prise de position en faveur de l'euthanasie : "Il y a des limites à la souffrance qu'on impose à un être humain".
Merci au Salon Beige pour son dossier complet.
La démocratie totalitaire, Penser la modernité post-démocratique.
Mathieu Baumier, Presses de la Renaissance, 300 p., 20 euros.
Salutaire réflexion sur l’état de notre démocratie devenue (mais la démocratie n’est-elle pas corrompue dès l’origine ?) une « démocratie totalitaire », « un état servile de la société dont l’imaginaire demeure celui de la liberté et de l’égalité ». L’auteur montre comment l’idée démocratique s’est vidée de sa substance au profit d’un « régime oligarchique ». La « post-démocratie » se caractérise par l’unanimisme politico-médiatique, le consensus mou, la société de connivences, la propagande publicitaire, sans parler des mensonges et des manipulations de toutes sortes…etc. L’individu de cette société totalitaire est atomisé, « hédoniste, athée, néospiritiualiste…rêvant d’un autre qui ne soit pas un ennemi… ».
Nous trouvons pourtant à redire à cette belle démonstration, car c’est bien la nature et le but de la démocratie que de produire une société athée, relativiste, individualiste fondée sur le mensonge et la veulerie, l’égalitarisme, le verrouillage de la pensée et du langage et nous nous étonnons ici que des observateurs éclairés tels que M. Baumier puisse se demander par quel artifice la démocratie peut-elle se changer en son contraire tout en restant elle-même ?? En fait elle n’est qu’elle-même depuis toujours, mais il semble qu’elle soit parvenue à un degré assez inégalé de performance (dans l’abject s’entend !!) !!!
L’analyse du livre que nous propose Philippe Maxence dans l’Homme Nouveau (n°1390 du 3 mars 2007) est plus intéressante car au-delà du constat (toujours utile) elle propose une grille de lecture fondée sur la Doctrine sociale de l’Eglise qui est toujours limpide et pas assez exploitée dans la réflexion. Dans Evangilum Vitae, Jean-Paul II notait déjà que : « la démocratie, en dépit de ses principes, s’achemine vers un totalitarisme caractérisé ». Les Encycliques Veritatis splendor et Centesumus annus reprendront encore cette approche en constatant qu’une : « démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois… ».
Notre démocratie ne fonctionne pas car elle n’est fondée sur aucune valeur relevant de la loi naturelle et n’a pas le soucis du bien commun…il suffit de voir les motivations répugnantes de nos politiciens pour mieux s’en convaincre…cette campagne électorale n’a pour objet que celui de mettre en place une équipe qui ne veut pas le bien commun, mais le pouvoir (et surtout ce qu’il rapporte) à son profit individualiste et matérialiste (athée-relativiste-eugéniste… en plus c’est mieux !!!!!).
Dans le même esprit….
Moralement correct, Recherche valeurs désespérément.
Jean Sevilla, Perrin, 220 p, 18 euros.
Une trilogie ? Après Le Terrorisme intellectuel et Historiquement correct, voici le dernier livre de celui qui semble s’être fait une spécialité dans la dénonciation des mécanismes fondant le verrouillage de sa pensée, de l’action ou de l’histoire par la démocratie totalitaire.Si cet ouvrage semble constituer le troisième pilier d’une ouvre, cela n’est pas le fait de l’auteur qui affirme n’avoir eu aucun plan pas plus qu’il n’a eu l’intention d’exploiter un « filon ». Pour s’en convaincre il suffit de lire ces trois livres pour comprendre que les persepectives, les angles d’attaque des problématiques sont différerents. Lire le très bon article de Philippe Maxence et consulter le site de Jean Sevilla.
De l’Utopie en général…
Dans le langage courant actuel, " utopique " veut dire impossible ; une utopie est une chimère, une construction purement imaginaire dont la réalisation est, a priori, hors de notre portée. Or, paradoxalement, les auteurs qui ont créé le mot, puis illustré le genre littéraire inventé par Thomas More en 1516, avaient plutôt pour ambition d'élargir le champ du possible, et d'abord de l'explorer.
Thomas More invente le mot latin : Utopia, construit à partir du grec ou, " non, ne … pas ", et de topos, " région, lieu ", est le nom d'une île située " en aucun lieu ". Cette négation est ambiguë. Faut-il entendre que cette île, dont le gouvernement idéal règne sur un peuple heureux, est imaginaire, inédite, ou encore impossible ?
En publiant à Louvain, en 1516, un petit livre intitulé Utopie, traité sur la meilleure forme de république et sur une île nouvelle, Thomas More, haut dignitaire de la cour d’Angleterre, fonde un genre nouveau, au croisement de la littérature, de la politique et de la philosophie. Ce faisant, il donne une forme durable à un motif essentiel de la modernité. L’ouvrage se présente comme un dialogue, dont le personnage principal est un voyageur fictif, un compagnon d’Amerigo Vespucci qui aurait poursuivi l’exploration des îles du Nouveau Monde. Au livre premier, il développe une critique sévère de l’Angleterre de l’époque. En contrepoint, au livre II, il décrit les institutions, le mode de vie et l’histoire des habitants heureux de l’île d’Utopie.
La nouveauté de l’ouvrage tient à ce que cette société idéale est, ici-bas, l’œuvre des hommes eux-mêmes : l’environnement naturel n’est pas idéalisé, comme dans les légendes de l’âge d’or ou des pays de cocagne ; les Utopiens sont des hommes comme les autres, marqués par la Chute et le péché ; ils n’ont bénéficié d’aucune grâce divine particulière. S’ils sont parvenus à chasser les maux et les vices, c’est simplement en construisant une autre organisation sociale.
Au fil des siècles le sens du mot va changer. Ce n'est qu'au milieu du XIXe siècle que le sens courant actuel s'impose et que l'utopie en vient à désigner un projet politique ou social qui ne tient pas compte de la réalité. Pour quelques-uns, que justement la " réalité " n'enthousiasme guère, il s'agit là d'une qualité essentielle ; plus généralement, un glissement s'opère, faisant de l'utopie un projet irréalisable, voire irréaliste. En témoignent les renvois synonymiques donnés par le Petit Robert à l'article " utopie " : chimère, illusion, mirage, rêve, rêverie…
…A l’Utopie en particulier.
Notre utopie qu’elle est-elle ? La réponse est évidente, chacun porte en lui son utopie propre, celle qui n’appartient qu’à son imaginaire, celle qui se situe dans un non lieu personnel…notre utopie c’est notre rêve secret ou pas ; notre espérance plus ou moins réaliste…une chimère ? Oui peut-être…A moins que pour certain cette île, cette terre, ce pays n’existe véritablement !
La Patagonie …ou l’Utopia de Jean Raspail
Dans Le jeu du roi, il y a une expression qui définit bien votre univers, c’est “orphelins du rêve”. Rencontrez-vous encore de ces orphelins du rêve ?
Il y a moi ! Nous sommes dans un monde où il est très difficile de se projeter dans une existence rêvée. Je ne parle pas du rêve du type qui pense qu’il va gagner au loto. Ce monde-ci ne permet pas du tout le rêve. Ce qui explique tout ce désarroi, dans la jeunesse en particulier. C’est quand même épatant d’avoir été jeune il y a une centaine d’années quand ce monde s’ouvrait complètement, où l’on pouvait découvrir je ne sais quoi, où il y avait des terres à prendre de partout… C’était extraordinaire ! Aujourd’hui, le seul rêve de conquête ou de dépassement complet c’est l’espace - qui est un univers de machines - ou alors la vie mystique intérieure. Je n’en vois pas d’autres. On ne sait plus où projeter nos rêves. En écrivant mes livres, je me raconte des histoires à moi-même. Mes livres racontent à peu près la même histoire : la recherche d’un rêve absolument irréalisable.
L’imaginaire n’est-il pas une arme qui permet d’échapper à tout et d’entrer partout ?
Oui, certainement. C’est comme cela qu’on se sauve. On fuit, on s’en va. C’est ce qui fait la grande chance du romancier. J’aime m’échapper dans le rêve.
Certains de vos lecteurs se sont appropriés la Patagonie mythifiée de vos romans. N’est-ce pas la plus belle reconnaissance pour un romancier ?
Oui, bien sûr. Il y a même un Consulat général de Patagonie. Chacun rêve comme il veut de la Patagonie. C’est un mythe et donc on en fait ce qu’on veut. Peut-être que je réponds à un besoin d’évasion et de merveilleux qui se trouve chez certaines natures bien nées…
Citations utiles au rêves....................
« La ultima esperanza »
« Il faut avancer à pas prudents au royaume de Patagonie. Sinon il s’efface comme un mirage ou vous engloutit dans ses sables mouvants. »
« Notre force s’appelle : solitude. Le flambeau se transmet la nuit, au milieu du désert. Craignez vos semblables par-dessus tout. Restez muet. Sinon, ils vous détruiront. »
« La Patagonie, le royaume, c’est cela aussi : le rêve et les échos du rêve. Un va-et-vient qui peut n’avoir jamais de fin. »
« La Patagonie, c’est ailleurs, c’est autre chose, c’est un coin d’âme caché, un coin de cœur inexprimé. Ce peut être un rêve, un regret, un pied de nez. Ce peut être un refuge secret, une seconde patrie pour les mauvais jours, un sourire, une insolence. Un jeu aussi. Un refus de conformité… »
« Nous mourons tous pour le même empire, celui qui n’a ni terres ni frontières et que nous portons en nous.. » OvP
Le drapeau :
Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart sur une haute montagne

« 1. Prie. Chaque matin, le Notre Père et chaque soir le Je vous salue Marie.
2. Cherche dans l'Evangile du dimanche, une petite phrase que tu pourras méditer toute la semaine...
3. Chaque fois que tu achètes un objet dont tu n'as pas besoin pour vivre - un article de luxe - donne aussi quelque chose aux pauvres ou à une oeuvre. Offre-leur un petit pourcentage. La surabondance demande à être partagée.
4. Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu'un. Avant qu'il ou elle ne te le demande.
5. Lorsque quelqu'un te tient un propos désagréable, n'imagine pas que tu dois aussitôt lui rendre la pareille. Cela ne rétablit pas l'équilibre. En fait, tu tombes dans l'engrenage. Tais-toi plutôt une minute et la roue s'arrêtera.
6. Si tu zappes depuis un quart d'heure sans succès, coupe la TV et prends un livre. Ou parle avec ceux qui habitent avec toi: il vaut mieux zapper entre humains et cela marche sans télécommande.
7. Durant le Carême quitte toujours la table avec une petite faim. Les diététiciens sont encore plus sévères : fais cela toute l'année. Une personne sur trois souffre d'obésité.
8. 'Par-donner' est le superlatif de donner.
9. Tu as déjà si souvent promis d'appeler quelqu'un par téléphone ou de lui rendre visite. Fais-le finalement.
10. Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités qui affichent une réduction. Cela coûte en effet 30% moins cher. Mais ton armoire à vêtements bombe et déborde également de 30 %... »
(Source : www.catho.bel)
Quelques témoignages sur SÉGOLÈNE ....méfiez vous de vos amis !!!!!!
Claude ALLEGRE
« Les idées saugrenues de Ségolène »
A vrai dire, les idées saugrenues de Ségolène que les Français découvrent
chaque jour, j'en ai soupé. Un jour, elle déboule dans mon bureau avec un projet d'arrêté qu'elle voulait me faire signer. Il s'agissait d'interdire les strings au collège. Je lui ai dit que je ne voulais pas me couvrir de ridicule, elle est repartie vexée.
Le lendemain, elle voulait suspendre le directeur des Arts et Métiers parce qu'il n'avait pas supprimé le bizutage, etc.
Mais jamais ses idées ne concernaient la pédagogie, l'égalité des chances ou une réforme quelconque de fond. C'étaient toujours des gadgets d'autopromotion... (Le Point)
Alain ETCHEGOYEN
Ancien conseiller de Claude Allègre au ministère de l'Education Nationale
Il vient de publier "Votre devoir est de vous taire". Il consacre un chapitre à ses relations avec Ségolène Royal, "une expérience qui restera parmi les deux ou trois plus décevantes et plus pénibles que j'ai faites dans ma vie politique".
Il dénonce un personnage "parasité par les questions d'image qui l'obsèdent" et la difficulté de travailler avec elle : "J'ai toujours eu du mal à aborder les questions de fond avec Ségolène Royal qui ne pensait que faire des coups".
Jean-Paul HUCHON
Président du Conseil Régional d'Ile-de-France (socialiste) S'exprimant sur la proposition de Ségolène Royal de créer "des jurys de citoyens", il a estimé que " cette idée, c'est le mariage de Gringoire, Je suis partout et du Petit Livre rouge de Mao".
( Le Parisien, 06.11.06)
Michel CHARASSE
Ancien ministre, Sénateur du Puy-de-Dôme (socialiste) "Les propositions de Mme Royal sont peut-être au premier abord populaires, mais si on réfléchit un peu on voit que le paquet est plus beau que le cadeau"
Julien DRAY
Député de l'Essonne (socialiste et partisan de Ségolène ROYAL)
A l'issue du meeting au Zénith où Ségolène ROYAL a été chahutée par les militants :
« Qu'est ce que tu veux que je te dise ? Elle a franchement été nulle. Nulle, je te dis, elle a été nulle ! » (Le Canard Enchaîné, 01.11.06)
André LAIGNEL
Secrétaire général de l'Association des maires de France, Maire d'Issoudun,
Député européen (socialiste) S'exprimant sur la proposition de Ségolène Royal de créer "des jurys de citoyens", il a estimé que celle-ci se situait "dans la veine de l'antiparlementarisme le plus sommaire". Par cette proposition, "Mme Royal fait reculer les frontières de la République".
Max GALLO
Historien, ancien ministre de François Mitterrand, s'exprimant sur la proposition de Ségolène Royal de créer "des jurys de citoyens"
"On a la Révolution culturelle du président Mao, qui voulait « tirer sur le quartier général » et faire juger les professeurs et tous les représentants par le peuple, représenté par les militants qui viennent juger et condamner ceux qui sont élus".
Claude BARTOLONE
Ancien ministre, Député de Seine-Saint-Denis (socialiste)
S'exprimant sur la réponse que Ségolène ROYAL a faite à propos de l'entrée éventuelle de
la Turquie dans l'Union européenne :
«Mon opinion est celle du peuple français», il déclare "Avec un raisonnement comme cela, il y aurait encore la peine de mort, les innocents d'Outreau auraient été exécutés".
Jean GLAVANY
Ancien ministre, Député des Hautes-Pyrénées (socialiste)
"La stratégie (du camp Royal) consiste à taxer de machos tous ceux qui critiquent
Ségolène Royal".
François HOLLANDE
Député de la Corrèze, Secrétaire national du Parti Socialiste.
A propos de Arnaud Montebourg, porte parole de Ségolène Royal :
« Montebourg je ne peux plus le supporter, pour moi c'est une baudruche gonflée de prétention et d'ambition » (Le Canard Enchaîné, 11.10.06)
Martine AUBRY
Ancienne ministre socialiste a déclaré :
« qu'elle se jettera dans la Seine » si ses camarades rallient la candidature de Ségolène Royal
(Cela dit, j'attends encore... peut-être a-t-elle renoncé pour ne pas que les écolos crient encore à la pollution sauvage ?)
Claude ALLEGRE
Ancien ministre
Ségolène ROYAL n'est "capable ni de gagner, ni d'être Président de la République".
Christophe BARBIER
Journaliste à l'Express, racontant ses impressions d'après interview avec Ségolène ROYAL
"L'impression d'affronter un pot en acier: cela brille, tout glisse sauf ce qui fait tinter. C'est vide, le pot d'acier se remplit de la pluie qui tombe. Inquiétante, décevante, percutante, glaçante, présente, troublante: l'énigme Ségolène."
Jean-Luc MELENCHON Ancien ministre, Sénateur de l'Essonne (socialiste)
Commentant une proposition de Ségolène ROYAL tendant à réformer le régime spécial de retraite des élus et parlementaires, il a accusé Ségolène Royal de se livrer à "de la démagogie pure" . Et il poursuit "elle pourrait commencer par montrer l'exemple, s'il s'agit d'abolir les privilèges" [.] " elle pourrait annoncer par exemple qu'elle renonce à sa retraite de fonctionnaire, parce qu'elle, elle va cumuler à l'âge de la retraite, la retraite de parlementaire et une retraite de fonctionnaire".
"Les gens qui veulent donner des conseils devraient commencer par se les appliquer à eux-mêmes et laisser les autres vivre leur vie".
Laurent FABIUS
Ancien Premier ministre, Député de Seine-Maritime (socialiste) "Je préfère dire : « Voici mon projet », plutôt que : « Mon projet, c'est Voici ! » "
Claude ALLEGRE Ancien Ministre Parlant de Ségolène ROYAL .
« Elle ne travaille pas. Quand elle était avec moi au ministère, elle ne contrôlait rien. Les nominations d'enseignants partaient dans tous les sens. Un jour, à cause d'elle, je me suis fait remonter les bretelles par Jospin et Strauss-Kahn.Avec ça, elle est intraitable pour le personnel. A son cabinet, ça valsait, elle a changé trois fois de chauffeur. Après mon départ, elle est passée sous la coupe de Martine Aubry, qui se plaignait d'elle tout le temps. »
